Comment soigner l’infection à chlamydia ?

Dans certaines parties du globe, l’infection à chlamydia est considérée comme l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus répandue. Chaque année, de plus en plus de personnes sont touchées par cette infection et toutes les personnes qui ne se protègent pas sexuellement parlant peuvent être atteintes. Pour vous faire une idée, voici quelques informations sur l’infection à chlamydia et sur les façons de la soigner.

Infection à chlamydia : qu’est-ce que c’est ?

La chlamydia est une infection d’origine bactérienne qui touche généralement les jeunes ou les jeunes adultes (entre 15 et 24 ans). Même si le plus grand nombre de cas recensés se trouve au Canada, toutes les personnes sexuellement actives dans le monde peuvent un jour être contaminées.

Pour mieux comprendre l’infection, il faut se pencher un peu plus sur son fonctionnement. Concrètement, elle est due à une bactérie du nom de Chlamydia trachomatis. Cette dernière est particulièrement contagieuse et elle se transmettra lors de rapports sexuels, qu’ils soient oraux, vaginaux ou bien encore anaux. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’est pas forcément obligé qu’il y ait eu une éjaculation pour qu’il y ait un risque.

Dans des cas plus rares, les nouveau-nés peuvent également être infectés par la Chlamydia trachomatis si leur mère l’est également. La contamination se fera alors par le biais de l’accouchement si ce dernier est naturel.

Quels sont les symptômes ?

Dans le monde, beaucoup de personnes sont atteintes sans même le savoir. Il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre cette infection être surnommée « maladie silencieuse ». Si l’on se penche sur le sujet, on constate que la moitié des personnes contaminées ne sont même pas au courant qu’elles en souffrent.

Chez les personnes qui déclarent des symptômes, la période entre la contamination et les premiers signes peut aller de 1 à 6 semaines. À noter que les symptômes ne sont pas les mêmes chez l’homme ou chez la femme.

Chez les hommes, on retrouve des symptômes qui se manifestent lors de la première urine de la journée et qui peuvent se traduire par une douleur dans le scrotum, des écoulements blanchâtres ou jaunes au niveau du pénis, une douleur au niveau de testicules et/ou un gonflement, une sensation de brûlure au niveau de l’ouverture du pénis, des rougeurs et une sensation de douleur au moment d’uriner. Si l’infection passe l’urètre pour remonter jusqu’aux testicules, l’infection à chlamydia peut provoquer la stérilité.

Chez les femmes, c’est le col de l’utérus qui sera touché par l’infection. Celles qui ont été contaminées et qui déclarent des symptômes pourront alors remarquer des écoulements vaginaux, une sensation de brûlure lorsqu’elles vont uriner, des douleurs au moment des rapports sexuels ainsi que dans le bas ventre ou bien encore des saignements à n’importe quel moment de leur cycle. Lorsqu’une femme est atteinte de chlamydia et que cette dernière n’est pas prise en charge à temps, il peut y avoir un risque d’endommagement des trompes de Fallope, de l’utérus et des ovaires. Suite à ça, certaines femmes ont dû faire face à des grossesses extra-utérines.

Afin de ne pas prendre de risques, il est important d’avoir des rapports sexuels protégés. En plus de cela, il est également intéressant de se faire dépister régulièrement. Cela permet notamment d’identifier l’infection rapidement et de prendre un traitement sans attendre. Comme nous venons de l’évoquer, plus la personne infectée attend, plus les risques de complications seront importants.

Il est important de garder à l’esprit que la chlamydia n’est pas une maladie anodine et qu’elle peut provoquer différentes complications si elle n’est pas prise à temps. En fonction de la partie qui aura été infectée, elle pourra entraîner des problèmes de conjonctivite, de pharyngite ou bien encore une arthrite réactionnelle, connue également sous le nom de syndrome de Reiter.

Pour pouvoir établir un diagnostic, il est impératif de se rendre chez un médecin. Ce dernier sera en mesure de prélever des échantillons bactériens sur les parties concernées afin de pouvoir faire les analyses adéquates. Dans le cas où le résultat est positif, il reste impératif de prévenir ses partenaires sexuels, qui peuvent être contaminés sans le savoir, afin qu’ils puissent également faire les tests auprès d’un professionnel de santé.

Les différents traitements existant pour une infection à chlamydia

Heureusement pour les personnes infectées, il existe différents traitements contre l’infection à chlamydia. Les antibiotiques qui sont donnés dans la grande majorité des cas ne nécessitent pas une prise pendant une longue durée. Dans tous les cas, il est primordial de respecter les doses prescrites par le médecin. Si, à la fin du traitement, vous avez des symptômes qui persistent, n’hésitez pas à reprendre rendez-vous afin de lui en faire part.

À noter qu’il reste vivement conseillé d’éviter les relations sexuelles pendant la prise du traitement.

Y a-t-il des traitements alternatifs ?

Outre les antibiotiques naturels, il est possible de s’aider de traitements alternatifs. Le manque d’efficacité de certains médicaments peut pousser les individus à se tourner vers des solutions un peu plus naturelles. Bien sûr, ces dernières doivent se faire en soutien au traitement qui aura été délivré par un médecin et non en remplacement.

Les femmes peuvent notamment se tourner vers des ovules probiotiques ayant la capacité de réinstaller des lactobacilles dans la flore vaginale. Il est également possible de s’aider d’extrait de pépin de pamplemousse ou bien d’argent colloïdal. Certaines huiles essentielles peuvent aussi être efficaces pour lutter contre une infection à chlamydia comme notamment le myrte, le thym ou bien encore l’eucalyptus.

Pour finir, différentes plantes ont fait leur preuve face à cette infection telles que l’usnée barbue, l’hydraste du Canada, l’épine-vinette ou bien encore le mahonia.

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